Seattle, AoIR conference baby!

I arrived in Seattle Sunday, after a long day flying across America from Montreal. The city is great, and yes, rainy. In fact, people here seem to have developed a resistance to rain: quite often I’m the only one in the street with an umbrella…

Seattle buildings

After the PhD Colloquium Monday and the first sets of conferences today, I must say I’m trilled to be here, at the AoIR 2011.  People are great, atmosphere is relaxed yet you can feel the energy – notably by the ongoing sound of our fingers tweeting, facebooking, blogging all the times on all these iSomething tools.

I’m now trying to work on my talk on independent podcasting as a participatory subculture.  I’ll be presenting tomorrow morning.  Yak. At 8h30.  Oh gosh.  And I’m the first to go in my panel.  Here’s my final paper.

Publié dans Conférence, English, Voyage, À propos d'une fille rangée | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Souvenirs et champ lexical

Ça fait déjà quatre ans et elle me manque encore.

Grand-maman

Si j’avais à faire le champ lexical autour de mes souvenirs avec ma grand-mère, il y aurait plein de mots supers. Comme réglisse.  Whippet.  Becs.  Et Zoé (elle nous appelait toutes Zoé, bien que personne dans la famille ne s’appelle effectivement Zoé).  Minou (ça, c’était le nom de mon grand-père).

Il y aurait surtout tout un tas de souvenirs de brunchs les dimanche matin.

Publié dans À propos d'une fille rangée | Marqué avec , | Laisser un commentaire

Après le geek, la geekette

Ce matin j’ai été reçue en entrevue à l’émission Sans préliminaire, à la Première chaîne de Radio-Canada, pour discuter du geek et de sa revanche dans la culture mainstream. Ma deuxième visite dans les studios radio de la tour radio-canadienne (j’avais fait une petite incursion à Ados-Radio l’an dernier).  L’entrevue est disponible ici.

Définition d’un geek

Après avoir compilé différentes définitions du geek dans les blogues, dictionnaires et même dans quelques articles scientifiques, j’en arrive à la définition suivante :

Un geek est à la base un amateur qui développe un rapport d’expertise dans au moins l’un des domaine suivante : l’informatique, les technologies, la science fiction et le fantastique. Le geek a une passion quasi obsessive pour un ou plusieurs de ses champs et cela le pousse à développer des connaissances et des aptitudes très pointues. Par exemple le Trekkie, ou geek de Strar Treck, qui apprend à parler le klingon – le cas classique. Ou le fan de Lord of The Rings qui apprend l’elfique… D’ailleurs saviez-vous que sur le tournage de la trilogie de Peter Jackson, il y avait un coach d’elfique sur le plateau pour aider les acteurs à conserver un accent elfique dans les scènes en anglais? (oups, je viens de me trahir…)

Être ou ne pas être geekette?

Chaque fois qu’on discute geek, la question du statut des femmes geeks ressurgit. Geekette, geeke (avec un E), geek girl? Quelle étiquette adopter? Quelle différence cela fait? Je serais curieuse de connaître l’opinion de quelques femmes geeks à ce sujet, notamment Gina Desjardins, la partie féminine du Triplex de Radio-Canada et blogueuse qui tient le geekette.ca depuis un bon moment déjà.

Le fait que les femmes soient trop souvent reléguées à des rôles frivoles et peu sérieux lorsqu’il est question de technologie et d’expertise numérique est un problème. Quand on parle de blogueuses, on a rapidement en tête les mères blogueuses, les tricoteuses qui sont très actives sur le Web, les blogues de recette… Bref, on pense trop vite aux chasses gardées classiques des stéréotypes féminins. Mais les femmes geekes, c’est tellement plus! J’ai certaines collègues au LabCMO qui connaissent assez le code informatique pour l’appeler par son petit nom, peu importe le langage de programmation utilisé!

Pour moi, geekette est un mot correct, sauf que je comprends tout à fait que sa sonorité mignonne agace. Ça fait moins sérieux. Et puis d’un point de vue linguistique, l’appellation geeke devrait théoriquement être correcte (avis aux ayatollahs de la langue française : « geek » est entré dans le Larousse en 2010)…

Mais l’appellation « geekette » persiste dans la culture populaire.

Alors peut-être que la geekette est un genre de geek, comme peut l’être le nerd, le matheux, le dweeb… Peut-être que le type « geekette » est à revoir à l’aune de celles qui s’en revendiquent – comme moi spontanément ce matin. Peut-être que la geekette est une classe de geeks intéressée par les technologies et l’informatique, Lord of the Ring et autres Harry Potter, mais aussi par certains sujets moins classique de la geekitude avec lesquels elle a développé un rapport expert. Prenez moi. Je suis doctorante, je suis savante dans mon domaine (en tout cas j’essaie!) et je peux tenir une conversation enthousiaste, pendant une heure (je vous jure!), sur les dernières tendances en termes de maquillage et de vernis à ongle. Si si. Je suis geekette ascendante fashion geek. Alors va pour « geeke », et que celles qui le souhaitent se déclarent geekettes.

En terminant, je suis tombé sur ce palmarès des geekes les plus cools du petit écran. J’avoue que Lisa Simpson est un must! D’ailleurs, j’en connais un qui m’appelle comme ça parfois…

Publié dans Culture et dérivés, Techno machin, Web et médias, À propos d'une fille rangée | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

AoIR here I come!

Yay! My paper proposal is accepted at the 12th congress of the AoIR (Association of Internet Researcher)! I’m so happy! I’ll present my work on Montreal’s independent podcasters. And I never been in Seattle… J’ai hâte de voir cette ville!

As you might notice, English is not my first language* so it will be a challenge for me. But I’m trilled by this challenge! The only thing is : I like to follow a structure AND improvise when delivering a paper aurally. I think you need both to captivate the audience and be clear in presenting your argument. And the improvisation part is harder in a second language. Anyway.

Here’s the proposal I submitted :

Title : Independent Podcasting as a Specific Online Participative Subculture: A Case Study of Montreal’s Podcasters and the Meaning of Their Style

In the Web 2.0 social media context, the emerging participatory culture has been undergoing significant changes, turning cultural industries upside down and opening to new modes of mediated production. Through users’ participation, who create and remix media content in a way that is challenging traditional models, some specific usage and participative subcultures are taking form.

This paper aims to expose how particular online users are creating a meaningful style through a participative usage that embodies specific social and cultural aspects of their own experiences with media. Based on a theoretical framework formed out of a sociological analysis of usage and the “meaning of style” (Hebdige 2009 [1979]) paradigmatic approach of Cultural Studies, this paper analyzes the socio-cultural dynamic of online participation through the usage of a technological device in a digitally-literate community, namely independent podcasters.

As of today, podcasting remains a poorly represented object in the field of Internet Studies. Where we find plenty of researches on blogs, social network sites and online video practices, audio podcasting remains largely neglected. Indeed, little research has contributed to build an explanatory model of its modalities. As a research object, podcasting is usually conceived as a form of radio on the Internet (Berry 2006), as a technical practice at the fringe of mainstream broadcasting (Sterne et al. 2008), or as a delivery system which public or mainstream radio may harness to increased their audience (OFCOM 2004 ; O’Neill 2006 ; Murray 2009). I argue that podcasting is not to be understood as a form of “radio-to-go” nor a simple delivery system on the Internet. Drawing from data collected in a three year (2006-2009) period of research within the Montreal(Canada)’s podcasting community, I propose that independent audio podcasting is a specific form of online participation, with its own subcultural logic and a singular “style” that is completely different from the institutional and traditional radio model.

One original aspect of this research lies in the fact that podcasters and the signification they attached to their practices are at the very heart of the method. The methodology used to conduct this research was inspired by the grounded theory approach and I took an observant/participant position in the community. As a participant, I created and actively updated a personal blog, I participated with podcasters activities, including PodCamps and informal meetings. I also assiduously listened to multiple podcasts and left comments on podcasters’ blogs. As an observant, I conducted two rounds of interviews with 15 podcasters: the first one was exploratory, while the second one was semi-directed. To complement this methodological design, three podcasts were meticulously analyzed, which means that an audio analysis of the three last audio podcasts and a website examination were conducted.

The research focus was on the relations between podcasters, their use of technology and the distinctive style created by their performances using audio, text, video and graphical contributions online. The “style” lens enables the analysis to consider the technical, political, cultural and communicational aspects of the production of podcasts. To present the subculture of podcasting’s specificity, this paper demonstrates how this distinctive style is formed, through a singular mode of familiarity among users, their subversion of lexical radio conventions and the influence of DJing and blogging among their practices. Thus, this paper depicts the stylistic repertoire of Montreal’s independent podcasters based on an online practice in margin of the mainstream media production model, specifically with regards to commercial radio. This demonstration provides key information to improve our understanding of podcasting as a specific mediated practice that produces a meaningful style, attesting of its subcultural uniqueness. It also takes a critical look at the complex relation between mainstream radio and independent podcasting from the users’ point of view as an alternative way to relate to audio media.

I plan to update it by adding the mobile aspect of podcasting, as I’m working on mobility right now in this seminar on Mobile Culture/Mobile Media with Prof Kim Sawchuk. I will also integrate some critiques the reviewers gave to me (like : clarify method, explain Montreal’s podcasters’ uniqueness, etc.).

* I’m sorry if I do typos, weird syntax things or other creative – but inappropriate – uses of Shakespeare’s language.

Publié dans Conférence, Culture et dérivés, English, Recherche, Vie rangée | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Fin de session!

Dernière fin de session… Ensuite j’ai fini la scolarité du doctorat (yé!!!).

Cahiers

Cahiers, agenda, post-it, l'arsenal de base.


Mais bon, il paraît que les fins de session sont tout aussi pénibles pour les profs que pour les étudiants – je n’ai pas de difficulté à le croire. Déjà, ici, tout le monde à les piles à plat en mars/avril, because température et manque de soleil.

Et puis ce sera mai et la saison des colloques, congrès et autres plaisirs intellectuels! :-)

Publié dans Doctorat, Vie rangée | Marqué avec , , , | Laisser un commentaire

Angus & Julia Stone : une pincée de folk, une touche de nostalgie

Angus & Julia Stone sont frère et sœur.  Angus & Julia Stone font de la fichue de bonne musique.

Big Jet Plane, c’est un peu ma trame sonore d’avril.  J’aime la guitare et la paresse langoureuse. Et celle-là aussi :

Publié dans Coups de coeur, Musique | Marqué avec | Laisser un commentaire

Le printemps à Montréal

Ces jours-ci, je reçois des nouvelles d’amies exilées.  Un courriel ici, une carte postale là.  Des messages de compatriotes de fait ou de cœur qui ont installé leurs pénates ailleurs pour un temps, en Europe, en Australie.  Vous ne le savez pas mes amies, mais vous donnez toutes signe de vie en même temps.  Comme si le printemps qui se pointe sur Montréal vous avait chatouillé l’âme.

Parce que c’est quelque chose, le printemps à Montréal.  Ça commence par du gris et les souillures laissées par la fonte des neiges.  Puis c’est la magie qui opère tranquillement.  Les gens prennent le premier verre en terrasse, à 8 degrés, le manteau sur le dos, au soleil sur la rue Saint-Denis.  Et puis les premiers crocus sortent de terre.  Ça fait des taches bleu et jaune dans les parterres nus.  À ce moment-là, les plus motivés sortent dehors en bermudas, quelques étudiants poussent même l’audace à y aller avec les sandales sous le regard réprobateur d’une vieille dame qui attend le bus.

Et puis viennent les tulipes.  Et les lilas.  La crème glacée au Havre des glaces.  Les promenades dans le Mile-End.  Les soirées à traîner sur le Plateau.  Les 5 à 7 improvisés.  Les pique-niques et le rosé au Parc Lafontaine.  Parce que quand la vie renaît comme ça, après l’hiver et ses moins 30, on n’en peut plus et on savoure chaque minute.

Publié dans À Montréal | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Armistice et Emilie Clepper

Mes deux derniers coups de cœur musicaux, qui tournent en boucle dans mon iPod, mon ordi, mon vieux lecteur CD…

Armistice, le duo composé de Béatrice – Coeur de pirate – Martin et son amoureux de Bedouin Soundclash, Jay Malinowski. Ça sonne l’été, le vent et la nostalgie. Ça donne comme la sound track de Pulp Fiction, avec cette patine vieillotte que donnent les cuivres et la touche mariachi dont tous les critiques musicaux ont parlé.

Et Emilie Clepper, jeune auteure-compositrice-interprète mi-Québécoise, mi-Texane, dont le folk tantôt pétillant, tantôt langoureux, m’a complètement charmée. Elle a une voix suave, ronde dans les graves, effilochée dans les notes hautes, incarnée. Lake Geneva, qui arrive vers le dernier tiers de l’album, m’a complètement chavirée. Malheureusement je ne trouve pas de version satisfaisante pour la mettre en ligne ici. Ça viendra, j’en suis certaine, car cette chanson est magnifique, comme une carte postale après un naufrage.

En attendant on peut écouter Wearing you sur la page MySpace de la jolie blonde et écouter My Wonder juste là…

Publié dans Coups de coeur, Critique, Culture et dérivés, Musique | Marqué avec , , | Laisser un commentaire

Si mon blogue était un tamagotchi, ou l’injonction de bloguer

Si mon blogue était un tamagotchi (hé oui, ça s’écrit comme ça selon Wikipédia), il serait mort quelque part dans le temps des fêtes.  Ou même avant.  Mais bon, en bonne petite bête patiente, il est toujours là.  J’ai même eu quelques visites en janvier, des lecteurs venus de je-ne-sais-où.

C’est un thème récurrent chez les blogueurs : tôt ou tard, par manque de temps, panne d’inspiration ou simplement parce qu’on est trop occupé ailleurs, le blogue pâti et reste inactif un temps x.  Et chaque fois, le blogueur vous dira qu’il « doit s’y remettre », qu’il « faudrait bien qu’il publie quelque chose ».  C’est tout de même fascinant cette injonction de publier que l’on s’impose à soi-même quand on tient un blogue.

Pour certains blogueurs, c’est probablement une question de professionnalisme tout autant que le fait d’une passion pour un domaine précis : ils sont devenus des références sur certains sujets et leur lectorat s’attend à ce qu’ils commentent l’actualité à la lumière de leur expertise.  Je pense à des gens comme Michael Geist, au Canada anglais, ou Martin Lessard ici.  Comme lectrice, je m’attends à ce que Geist commente les actualités en lien avec les médias et les enjeux de gouvernance et de vie privée.  De même, si je veux comprendre une nouvelle plateforme, un nouveau phénomène (ça avait notamment été le cas avec la montée de Twitter), je vais lire Martin, qui a toujours le don de présenter clairement les choses et de brosser un portrait des possibilités ou des implications d’une tendance (avec une touche philosophique en prime de temps à autre!).

Je crois que l’injonction de bloguer vient de là : bloguer est souvent une pratique réciproque.  Les blogueurs lisent des blogues.  Et ils constituent donc le lectorat de certains blogues.  Cela tisse un certain lien, un engagement, qui est parfois ténu, mais qui existe tout de même.  C’est dans cet engagement que se fonde l’injonction de bloguer, le sentiment de devoir maintenir cette activité tant qu’elle nous satisfasse (ha! le beau subjonctif!  C’est René Omier-Roy qui serait fier de moi!), même après une longue absence au clavier.

C’est une hypothèse et bloguer est certainement un phénomène plus complexe que cela, mais c’est tout de même une piste qui me semble intéressante.

Publié dans Blogue et autres | Marqué avec , , , , | Laisser un commentaire

Nouveau blogue

C’est presqu’aussi génial que l’arrivée d’un colis Amazon ou l’achat d’une nouvelle paire de bottes : j’ai un nouveau blogue! Là-dessus quelques commentaires :
1- Yé!
2- J’ai transféré à WordPress (enfin!), merci Olivier et Marc pour l’aide (graphisme, programmation, hébergement et plein d’affaires que la moyenne des gens ne comprennent pas)!
3- Quelques photos/vidéos débordent joyeusement de la colonne centrale, quelques accents ont foutus le camp, je vais essayer de corriger tout ça tranquillement. Soyez indulgents.
4- Vive les widgets Twitter et Blip.fm, grâce à eux vous pouvez suivre mes gazouillis (et ceux qu’on m’adresse) et découvertes musicales (ou mon recyclage de vieux stock).

Publié dans Blogue et autres, Techno machin, À propos d'une fille rangée | 2 commentaires