Imagerie autochtone, cultures minoritaires et marketing : bloguer ne change pas le monde, sauf que…

Une bonne amie m’a signalée ce blogue, Native Appropriations, tenu par une Cherokee qui fait un doctorat à Boston (en quoi? Je sais pas. Mais à lire le blogue, ça a probablement à voir avec les Cultural Studies et les études post-colonialistes).

Je connais bien peu de choses aux questions autochtones.  Mais je connais les médias sociaux et les blogues.  Et souvent, je trouve que ces outils sont sous-utilisés ou mal utilisés par ceux qui auraient le plus besoin que leur voix s’élèvent dans la masse des discours ambiants.  Il y a plusieurs raisons à cela, la fracture numérique, le manque de ressources techniques, le manque de connaissances, la charge de travail et la charge cognitive que représentent l’entretien d’un blogue/page Facebook/compte Twitter quand on est engagé dans une cause et qu’on a en plus un emploi et des responsabilités ailleurs.

Sauf qu’ici, la blogueuse Adrienne K., derrière Native Appropriation, a su utiliser sa voix et l’espace médiatique pour faire avancer les choses par rapport à la représentation d’une minorité que l’on met souvent de côté, les autochtones.

Il y a quelques semaines, le label Paul Frank (vous savez, les vêtements ornés d’une tête de singe?) tenait une fête sous le thème  » pow-wow néo-indien ».  Ce grand party mobilisait toute une gamme de références autochtones, comme les coiffes de guerre, les rites sacrés, et une belle palette de clichés colonialistes en offrant des cocktails portant des noms comme « Danse de la pluie ».

Le singe emblélmathique et la coiffe de guerre

D’abord, Adrienne K. décrit dans un long billet de blogue comment Paul Frank avait détourné l’imagerie autochtone pour faire une vaste opération de marketing (les photos parlent d’elles-mêmes…).   Elle ne se cache pas d’être profondément heurtée et insultée par cette affaire.  Donner son opinion dans un blogue, c’est facile.  Mais , et c’est souvent un point qui est négligé dans les blogues, la blogueuse argumente ensuite de manière claire et démontre pourquoi la fête de Paul Frank est offensante.  Par exemple elle explique comment la coiffe de guerre est un objet sacré pour les autochtones et que d’en affubler le singe de Paul Frank est hautement irrévérencieux, en plus d’être tout simplement raciste en associant l’autochtone au singe.  Plus encore, elle a écrit à l’agence de relation public derrière l’organisation de l’événement et publie la lettre dans son blogue.

Adrienne K. a utilisé son blogue pour faire valoir son argument et son indignation à l’endroit du designer de mode Paul Frank.  Elle a écrit à l’agence de RP, elle a tweeté et documenté l’avancement de cette affaire. Plusieurs autres blogueurs ont fait de même.  L’histoire ne le dit pas, mais il est plausible de penser que cela a créé une pression médiatique.  Tant et si bien que le président de Paul Frank Industries, à qui elle n’avait par écrit, lui a envoyé une lettre pour l’inviter à discuter avec lui afin que la compagnie « apprenne de cette erreur ».   Adrienne raconte ici comment les choses ce sont déroulées, la lettre de M. dekel s’y trouve.  Au final, le monsieur a discuté avec Adrienne et avec une autre blogueuse qui avait dénoncé l’affaire.  L’entreprise a immédiatement retiré du marché les produits reproduisant l’imagerie « néo-indienne » et s’est entre-autre engagé à collaborer avec une artiste autochtone afin d’améliorer la connaissance que l’entreprise et ses employés ont de la culture autochtone.

Certains diront sans doute que loin d’être un changement, c’est la poursuite d’un modèle colonialiste où l’exotisme de l’amérindien sera exploité pour revaloriser l’image publique de Paul Frank. Mais Adrienne K. pense quant à elle que c’est un changement majeur dans la manière de réagir aux demandes d’individus et de groupes des Premières Nations.

Pour ma part, j’y vois une possibilité, un lieu de mobilisation supplémentaire pour les personnes des minorités.

***

Le blogue Art Threat a aussi parlé de cette affaire : http://artthreat.net/2012/09/paul-frank-powwow-apology

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Moi, ninja du manucure

Mardi tranquille, je travaille dans un café mi-hippie, mi-hipster, avenue Mont-Royal – because en tant que doctorante en communication à l’UQAM, je suis en grève.

Deux dames mangent à la table voisine.  Une brunette au cheveux bof et une blonde dont la chevelure est restée dans les années 80 (lire, abus de spray net, plein volume et presque un toupet-soleil).  Je leur demande de surveiller mes choses le temps d’aller au petit coin.  Je me sens toujours un brin parano de demander ce genre de chose, mais en même temps j’ai toujours peur de me faire piquer mon Mac (ma vie!!!) pendant ces deux minutes où je laisse mon sac, manteau, etc. seuls devant la multitude.  Alors pour me faire une contenance, je fais une tite blague à la blonde : « Bah, c’est pas que j’ai des diamants dans mon étui à crayons, mais bon, on sait jamais! ».  Oui, je sais, je ne gagnerai pas un Olivier avec ce gag.  Passons.

Plus tard, les dames-surveillantes-de-mon-mac terminent leur lunch.  La blonde m’interpelle en enfilant son manteau :

- Pardon madame, comment vous faites votre manucure? J’arrête pas de regarder vos ongles!

- (dans ma tête : Ben tsé, y a de l’amour dans ce manucure-là fille! Mais pour vrai je réponds nonchelament) Ça c’est la couleur Suzi says da d’OPI.

Parenthèse pour les incultes qui ne sont pas au courant que Suzi est la fondatrice d’OPI et que cette couleur a été un hit de la Russian collection en 2009.

Ongles peints avec la couleur Suzi says da d'OPI.

Voici de quoi ça a l'air. Photo tirée du blogue Pretty Clever. http://prettycleverblog.blogspot.com

Fin de la parenthèse.

Et la blonde, absolument pas décontenancée, me répond :

- Ha oui, OPI!  Leurs couleurs sont toujours belles!  Mais ça brille, qu’est-ce que vous mettez en plus? Une base?  Un laque?

Ici, je comprends que j’ai affaire à une pro, ou du moins à une vraie amoureuse du vernis, comme moi, alors j’ouvre les vannes et je déballe tout pour qu’elle aussi, elle se fasse interpellée dans les cafés par des inconnues!

- En fait, je mets une couche de base OPI, la Nail Envy est la plus efficace.  Puis 2 couches de couleur, mais dans ce cas-ci c’est 3.  La couleur devient plus profonde.  Puis je mets la bruine sèche-vite d’OPI (vive mon chum que me l’a offerte, ça change la vie!) et j’attends.  Et après quelques minutes, je mets une couche de laque Sally Hansen Mega Shine.

- (impressionnée) Wooo, toute une technique!  Parce que la couleur est profonde et le vernis brille!  Le manucure date de quand?

- Hier.

- Et ça reste beau combien de jours?

- Environ 4 si c’est une couleur foncée, après je dois faire des retouches.  Ça dure 5 à 7 jours si c’est une couleur pâle.  Mais j’avoue que je traîne toujours la bouteille de couleur dans mon sac au cas où je me chip un ongle dans la journée.  Parce que ça me gâche mon plaisir si j’ai un morceau de vernis qui manque.  Je bouge beaucoup mes mains quand je parle alors bon, je suis un peu maniaque…  (ouais, je sais, mais j’ai jamais dit que j’avais pas un TOC).

- (avec une lueur de jugement dans le regard, mais aussi, j’insiste, une lueur d’admiration) Ok je comprends.  En tout cas je vais essayer votre truc.  Couche de base, 2 couches de couleur, bruine, puis couche de finition.  Merci!

- De rien, bonne journée!

Voilà, vous connaissez tout de ma technique.

Presque tout.

J’ai oublié de dire à Blondine que je m’enduis les mains de crème hydratante quelques minutes avant de procéder.  Ça hydrate les cuticules et la peau autour de l’ongle, ça évite ainsi que la couleur ne tache la peau.  Faut juste passer un mouchoir propre sur les ongles avant de mettre la couche de base pour éviter que l’hydratant n’altère la tenue du vernis.  Aussi, je fais presque toujours mes ongles le soir, avant de me coucher.  Ça évite de smoosher ses ongles une fois l’opération terminée.

Bon ok, mais je vous le dis juste parce que c’est vous. Quand je veux des ongles vraiment impeccables,  le lendemain matin, je me lave les cheveux.  Si j’ai débordé ou si le vernis a collé aux cuticules, l’eau et les cheveux sur les doigts se chargent d’enlever tout ça.

Voilà, vous savez tout. Que je suis un ninja du manucure.

Et que j’ai un TOC manifestement canalisé dans le nail art

Mes ongles en Suzy says da d'OPI

Mes ongles en Suzy says da d'OPI - je suis meilleure en manucure qu'en photo...

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Seattle, AoIR conference baby!

I arrived in Seattle Sunday, after a long day flying across America from Montreal. The city is great, and yes, rainy. In fact, people here seem to have developed a resistance to rain: quite often I’m the only one in the street with an umbrella…

Seattle buildings

After the PhD Colloquium Monday and the first sets of conferences today, I must say I’m trilled to be here, at the AoIR 2011.  People are great, atmosphere is relaxed yet you can feel the energy – notably by the ongoing sound of our fingers tweeting, facebooking, blogging all the times on all these iSomething tools.

I’m now trying to work on my talk on independent podcasting as a participatory subculture.  I’ll be presenting tomorrow morning.  Yak. At 8h30.  Oh gosh.  And I’m the first to go in my panel.  Here’s my final paper.

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Souvenirs et champ lexical

Ça fait déjà quatre ans et elle me manque encore.

Grand-maman

Si j’avais à faire le champ lexical autour de mes souvenirs avec ma grand-mère, il y aurait plein de mots supers. Comme réglisse.  Whippet.  Becs.  Et Zoé (elle nous appelait toutes Zoé, bien que personne dans la famille ne s’appelle effectivement Zoé).  Minou (ça, c’était le nom de mon grand-père).

Il y aurait surtout tout un tas de souvenirs de brunchs les dimanche matin.

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Après le geek, la geekette

Ce matin j’ai été reçue en entrevue à l’émission Sans préliminaire, à la Première chaîne de Radio-Canada, pour discuter du geek et de sa revanche dans la culture mainstream. Ma deuxième visite dans les studios radio de la tour radio-canadienne (j’avais fait une petite incursion à Ados-Radio l’an dernier).  L’entrevue est disponible ici.

Définition d’un geek

Après avoir compilé différentes définitions du geek dans les blogues, dictionnaires et même dans quelques articles scientifiques, j’en arrive à la définition suivante :

Un geek est à la base un amateur qui développe un rapport d’expertise dans au moins l’un des domaine suivante : l’informatique, les technologies, la science fiction et le fantastique. Le geek a une passion quasi obsessive pour un ou plusieurs de ses champs et cela le pousse à développer des connaissances et des aptitudes très pointues. Par exemple le Trekkie, ou geek de Strar Treck, qui apprend à parler le klingon – le cas classique. Ou le fan de Lord of The Rings qui apprend l’elfique… D’ailleurs saviez-vous que sur le tournage de la trilogie de Peter Jackson, il y avait un coach d’elfique sur le plateau pour aider les acteurs à conserver un accent elfique dans les scènes en anglais? (oups, je viens de me trahir…)

Être ou ne pas être geekette?

Chaque fois qu’on discute geek, la question du statut des femmes geeks ressurgit. Geekette, geeke (avec un E), geek girl? Quelle étiquette adopter? Quelle différence cela fait? Je serais curieuse de connaître l’opinion de quelques femmes geeks à ce sujet, notamment Gina Desjardins, la partie féminine du Triplex de Radio-Canada et blogueuse qui tient le geekette.ca depuis un bon moment déjà.

Le fait que les femmes soient trop souvent reléguées à des rôles frivoles et peu sérieux lorsqu’il est question de technologie et d’expertise numérique est un problème. Quand on parle de blogueuses, on a rapidement en tête les mères blogueuses, les tricoteuses qui sont très actives sur le Web, les blogues de recette… Bref, on pense trop vite aux chasses gardées classiques des stéréotypes féminins. Mais les femmes geekes, c’est tellement plus! J’ai certaines collègues au LabCMO qui connaissent assez le code informatique pour l’appeler par son petit nom, peu importe le langage de programmation utilisé!

Pour moi, geekette est un mot correct, sauf que je comprends tout à fait que sa sonorité mignonne agace. Ça fait moins sérieux. Et puis d’un point de vue linguistique, l’appellation geeke devrait théoriquement être correcte (avis aux ayatollahs de la langue française : « geek » est entré dans le Larousse en 2010)…

Mais l’appellation « geekette » persiste dans la culture populaire.

Alors peut-être que la geekette est un genre de geek, comme peut l’être le nerd, le matheux, le dweeb… Peut-être que le type « geekette » est à revoir à l’aune de celles qui s’en revendiquent – comme moi spontanément ce matin. Peut-être que la geekette est une classe de geeks intéressée par les technologies et l’informatique, Lord of the Ring et autres Harry Potter, mais aussi par certains sujets moins classique de la geekitude avec lesquels elle a développé un rapport expert. Prenez moi. Je suis doctorante, je suis savante dans mon domaine (en tout cas j’essaie!) et je peux tenir une conversation enthousiaste, pendant une heure (je vous jure!), sur les dernières tendances en termes de maquillage et de vernis à ongle. Si si. Je suis geekette ascendante fashion geek. Alors va pour « geeke », et que celles qui le souhaitent se déclarent geekettes.

En terminant, je suis tombé sur ce palmarès des geekes les plus cools du petit écran. J’avoue que Lisa Simpson est un must! D’ailleurs, j’en connais un qui m’appelle comme ça parfois…

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AoIR here I come!

Yay! My paper proposal is accepted at the 12th congress of the AoIR (Association of Internet Researcher)! I’m so happy! I’ll present my work on Montreal’s independent podcasters. And I never been in Seattle… J’ai hâte de voir cette ville!

As you might notice, English is not my first language* so it will be a challenge for me. But I’m trilled by this challenge! The only thing is : I like to follow a structure AND improvise when delivering a paper aurally. I think you need both to captivate the audience and be clear in presenting your argument. And the improvisation part is harder in a second language. Anyway.

Here’s the proposal I submitted :

Title : Independent Podcasting as a Specific Online Participative Subculture: A Case Study of Montreal’s Podcasters and the Meaning of Their Style

In the Web 2.0 social media context, the emerging participatory culture has been undergoing significant changes, turning cultural industries upside down and opening to new modes of mediated production. Through users’ participation, who create and remix media content in a way that is challenging traditional models, some specific usage and participative subcultures are taking form.

This paper aims to expose how particular online users are creating a meaningful style through a participative usage that embodies specific social and cultural aspects of their own experiences with media. Based on a theoretical framework formed out of a sociological analysis of usage and the “meaning of style” (Hebdige 2009 [1979]) paradigmatic approach of Cultural Studies, this paper analyzes the socio-cultural dynamic of online participation through the usage of a technological device in a digitally-literate community, namely independent podcasters.

As of today, podcasting remains a poorly represented object in the field of Internet Studies. Where we find plenty of researches on blogs, social network sites and online video practices, audio podcasting remains largely neglected. Indeed, little research has contributed to build an explanatory model of its modalities. As a research object, podcasting is usually conceived as a form of radio on the Internet (Berry 2006), as a technical practice at the fringe of mainstream broadcasting (Sterne et al. 2008), or as a delivery system which public or mainstream radio may harness to increased their audience (OFCOM 2004 ; O’Neill 2006 ; Murray 2009). I argue that podcasting is not to be understood as a form of “radio-to-go” nor a simple delivery system on the Internet. Drawing from data collected in a three year (2006-2009) period of research within the Montreal(Canada)’s podcasting community, I propose that independent audio podcasting is a specific form of online participation, with its own subcultural logic and a singular “style” that is completely different from the institutional and traditional radio model.

One original aspect of this research lies in the fact that podcasters and the signification they attached to their practices are at the very heart of the method. The methodology used to conduct this research was inspired by the grounded theory approach and I took an observant/participant position in the community. As a participant, I created and actively updated a personal blog, I participated with podcasters activities, including PodCamps and informal meetings. I also assiduously listened to multiple podcasts and left comments on podcasters’ blogs. As an observant, I conducted two rounds of interviews with 15 podcasters: the first one was exploratory, while the second one was semi-directed. To complement this methodological design, three podcasts were meticulously analyzed, which means that an audio analysis of the three last audio podcasts and a website examination were conducted.

The research focus was on the relations between podcasters, their use of technology and the distinctive style created by their performances using audio, text, video and graphical contributions online. The “style” lens enables the analysis to consider the technical, political, cultural and communicational aspects of the production of podcasts. To present the subculture of podcasting’s specificity, this paper demonstrates how this distinctive style is formed, through a singular mode of familiarity among users, their subversion of lexical radio conventions and the influence of DJing and blogging among their practices. Thus, this paper depicts the stylistic repertoire of Montreal’s independent podcasters based on an online practice in margin of the mainstream media production model, specifically with regards to commercial radio. This demonstration provides key information to improve our understanding of podcasting as a specific mediated practice that produces a meaningful style, attesting of its subcultural uniqueness. It also takes a critical look at the complex relation between mainstream radio and independent podcasting from the users’ point of view as an alternative way to relate to audio media.

I plan to update it by adding the mobile aspect of podcasting, as I’m working on mobility right now in this seminar on Mobile Culture/Mobile Media with Prof Kim Sawchuk. I will also integrate some critiques the reviewers gave to me (like : clarify method, explain Montreal’s podcasters’ uniqueness, etc.).

* I’m sorry if I do typos, weird syntax things or other creative – but inappropriate – uses of Shakespeare’s language.

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Fin de session!

Dernière fin de session… Ensuite j’ai fini la scolarité du doctorat (yé!!!).

Cahiers

Cahiers, agenda, post-it, l'arsenal de base.


Mais bon, il paraît que les fins de session sont tout aussi pénibles pour les profs que pour les étudiants – je n’ai pas de difficulté à le croire. Déjà, ici, tout le monde à les piles à plat en mars/avril, because température et manque de soleil.

Et puis ce sera mai et la saison des colloques, congrès et autres plaisirs intellectuels! :-)

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Angus & Julia Stone : une pincée de folk, une touche de nostalgie

Angus & Julia Stone sont frère et sœur.  Angus & Julia Stone font de la fichue de bonne musique.

Big Jet Plane, c’est un peu ma trame sonore d’avril.  J’aime la guitare et la paresse langoureuse. Et celle-là aussi :

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Le printemps à Montréal

Ces jours-ci, je reçois des nouvelles d’amies exilées.  Un courriel ici, une carte postale là.  Des messages de compatriotes de fait ou de cœur qui ont installé leurs pénates ailleurs pour un temps, en Europe, en Australie.  Vous ne le savez pas mes amies, mais vous donnez toutes signe de vie en même temps.  Comme si le printemps qui se pointe sur Montréal vous avait chatouillé l’âme.

Parce que c’est quelque chose, le printemps à Montréal.  Ça commence par du gris et les souillures laissées par la fonte des neiges.  Puis c’est la magie qui opère tranquillement.  Les gens prennent le premier verre en terrasse, à 8 degrés, le manteau sur le dos, au soleil sur la rue Saint-Denis.  Et puis les premiers crocus sortent de terre.  Ça fait des taches bleu et jaune dans les parterres nus.  À ce moment-là, les plus motivés sortent dehors en bermudas, quelques étudiants poussent même l’audace à y aller avec les sandales sous le regard réprobateur d’une vieille dame qui attend le bus.

Et puis viennent les tulipes.  Et les lilas.  La crème glacée au Havre des glaces.  Les promenades dans le Mile-End.  Les soirées à traîner sur le Plateau.  Les 5 à 7 improvisés.  Les pique-niques et le rosé au Parc Lafontaine.  Parce que quand la vie renaît comme ça, après l’hiver et ses moins 30, on n’en peut plus et on savoure chaque minute.

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Armistice et Emilie Clepper

Mes deux derniers coups de cœur musicaux, qui tournent en boucle dans mon iPod, mon ordi, mon vieux lecteur CD…

Armistice, le duo composé de Béatrice – Coeur de pirate – Martin et son amoureux de Bedouin Soundclash, Jay Malinowski. Ça sonne l’été, le vent et la nostalgie. Ça donne comme la sound track de Pulp Fiction, avec cette patine vieillotte que donnent les cuivres et la touche mariachi dont tous les critiques musicaux ont parlé.

Et Emilie Clepper, jeune auteure-compositrice-interprète mi-Québécoise, mi-Texane, dont le folk tantôt pétillant, tantôt langoureux, m’a complètement charmée. Elle a une voix suave, ronde dans les graves, effilochée dans les notes hautes, incarnée. Lake Geneva, qui arrive vers le dernier tiers de l’album, m’a complètement chavirée. Malheureusement je ne trouve pas de version satisfaisante pour la mettre en ligne ici. Ça viendra, j’en suis certaine, car cette chanson est magnifique, comme une carte postale après un naufrage.

En attendant on peut écouter Wearing you sur la page MySpace de la jolie blonde et écouter My Wonder juste là…

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